Types de connaissances

Les types de connaissances : définition et exemples

Plusieurs auteurs associent les « types de connaissances » à différents « types de savoirs ». Ainsi, les connaissances déclaratives sont associées aux « savoirs » théoriques, les procédurales réfèrent aux « savoir-faire » qui sont l’application, la mise en pratique, le traitement, la transposition ou le réinvestissement en action des connaissances déclaratives. En plus de référer à un ensemble de connaissances déclaratives et procédurales, les connaissances conditionnelles sont également associées au « savoir agir » et au « savoir dire » (Tardif, J., 2006 ; Reilly et Oerman, 1985, Ryan, 1996 cités dans Dumas in St-Pierre, 2007). Enfin, les attitudes associées au « savoir-être » sont présentes dans tous les types de connaissances.

Pour illustrer les trois différents types de connaissances et le rôle qu’elles peuvent jouer dans le développement d’une compétence, examinons deux exemples différents.

Premier exemple

L’étudiante ou l’étudiant peut connaître le fonctionnement mécanique d’une automobile, en énumérer toutes les pièces (connaissances déclaratives) sans toutefois savoir comment procéder à une vidange d’huile ou remonter un moteur (connaissances procédurales). Prises séparément, ce type de connaissances, même si elles peuvent être des préalables utiles ou nécessaires à la conduite automobile ne permettent cependant pas de savoir comment réagir pour éviter un obstacle sur une chaussée glissante (glace noire) à moins 30 degrés Celsius (connaissances conditionnelles).

Deuxième exemple

Pour faire une analyse littéraire ou une dissertation philosophique, l’étudiante ou l’étudiant peut connaître les procédés formels, les termes propres à l’analyse ou à la structuration d’un texte philosophique, les détails biographiques et socioculturels d’une œuvre ou d’un texte philosophique (connaissances déclaratives). La production du texte s’appuie aussi sur un modèle d’analyse ou de dissertation. Ainsi, l’étudiante ou l’étudiant suit une procédure de rédaction ou s’inspire d’une manière de structurer son contenu, d’élaborer son explicitation, d’ordonner ses idées ou de construire son raisonnement (connaissances procédurales). Il va rédiger son analyse en mobilisant et en combinant des ressources variées, justifier ses choix, faire des liens en fonction de circonstances, d’une perspective ou d’un contexte donné (connaissances conditionnelles).

En clair, la performance finale attendue favorise le choix, la mobilisation et la combinaison de différents types de connaissances et de ressources. Les connaissances et les ressources choisies peuvent varier d’une étudiante ou d’un étudiant à l’autre et conduire à une diversité de réponses. Ces réponses sont valables dans la mesure où elles sont adaptées à la situation et à son contexte, surtout lorsque l’étudiant peut faire valoir, expliciter et justifier la pertinence des choix qu’il a posés.

Cette définition fait partie du glossaire de l’Interaction, blogue pédagogique du Collège Montmorency. Rédaction et recherche : Lyne Hébert et  Chantale Lepage. Consulter la bibliographie du glossaire pour les références complètes.

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