La recherche

La recherche… bien vivante

  1. Dyslexie au collégial;
  2. Contrôle biologique de la mouche de l’oignon;
  3. Soutien à la lecture, à l’analyse et à l’écriture de textes argumentatifs;
  4. Enseignement des connaissances procédurales;
  5. Collaboration universités-collèges : trois projets;
  6. Transfert des connaissances et de formation entre l’université et le milieu collégial;
  7. Référentiel pour le développement et l’évaluation de la compétence en arts plastiques;
  8. Intégration en enseignement supérieur d’étudiants en situation de handicap.

Plusieurs professeurs du Collège sont engagés actuellement dans des projets de recherche, à caractère disciplinaire ou pédagogique.

Voici un rapide tour d’horizon de la recherche à Montmorency.

La dyslexie au collégial

Zohra Mimouni, professeure au département de Langues modernes, est engagée dans un projet de recherche financé par le Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) du MELS et par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC).  Une première recherche portant sur la caractérisation de la dyslexie au collégial et sur l’évaluation de deux mesures de soutien (temps additionnel et version audio de textes) a été complétée en 2007 et constitue une référence dans le milieu collégial.

Présentement, Zohra Mimouni dirige un projet intitulé « Impact des mesures de soutien sur la réussite scolaire des élèves dyslexiques du collégial ».   Ce projet vise l’approfondissement des connaissances sur les types de mesures de soutien offertes par différents collèges aux élèves dyslexiques tout au long de leur scolarité et sur l’impact de ces mesures sur la réussite scolaire de ces étudiants. Cette recherche fournira des données capitales sur le profil scolaire des étudiants dyslexiques du collégial : les programmes choisis, les temps et les taux de diplomation, les taux et les temps de réussite des matières de la formation générale dont les exigences en lecture et écriture peuvent constituer des obstacles majeurs pour ce type de population, les temps et les taux de réussite à l’épreuve uniforme de français, les changements de programme et les abandons. Un questionnaire de dépistage et des tests d’évaluation de la dyslexie au collégial sont également en cours de validation.

Par ailleurs, madame Mimouni participe en tant que chercheure associée à un projet dirigé par Mme Catherine Fichten du Collège Dawson sur les étudiants avec troubles d’apprentissage (TA) face aux technologies de l’information. L’équipe de recherche examine les logiciels destinés à améliorer la qualité de la lecture des élèves présentant des TA dans les cégeps francophones et anglophones afin de procéder à l’établissement et à la diffusion de recommandations sur la manière la plus efficace dont ces outils TIC pourraient être déployés dans les cégeps.

Contrôle biologique de la mouche de l’oignon à l’aide de lâchers d’insectes stériles

François Fournier, professeur au département de Biologie, travaille sur le contrôle biologique de la mouche de l’oignon.  Son projet fait en partenariat avec  la Compagnie de recherche Phytodata et parrainé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation porte sur l’amélioration des méthodes de production de masse de cet insecte.

La méthode de contrôle des lâchers d’insectes stériles consiste à produire  de grandes quantités d’insectes et à les stériliser avant de les libérer au champ.  L’objectif est de faire en sorte que le plus grand nombre de femelles naturelles s’accouplent avec des mâles stériles et pondent par la suite des œufs stériles, ce qui réduit ainsi les dommages faits par les mouches.  L’efficacité de cette méthode de contrôle repose sur le nombre et la qualité des insectes stériles relâchés, car les femelles naturelles doivent trouver les mâles stériles tout aussi attrayants que les mâles naturels.

Ce projet est en cours depuis 2004, les premiers lâchers de mouches stériles ont eu lieu dans les champs durant l’été 2006.  L’efficacité de cette méthode a été confirmée au cours des cinq derniers étés.  Le transfert de cette technologie nécessite une amélioration de la production de masse.  Pour ce faire, monsieur Fournier travaille à réduire les coûts de la diète artificielle employée pour la production, optimiser  les conditions d’entreposage à long terme et à établir la taille optimale des mâles produits, tout cela pour garantir la production de mouches de qualité, garant de leur efficacité au champ.

À terme,  cette méthode permettra de réduire l’utilisation des pesticides dans la culture de l’oignon, améliorant de ce fait la qualité des récoltes tout en protégeant l’environnement.  Ce projet de contrôle biologique de la mouche de l’oignon suscite déjà beaucoup d’intérêt auprès des producteurs d’oignons du Québec.  De plus, cette technique de stérilisation d’insectes pourra avoir des applications pour d’autres types de culture.

Projet de développement d’un didacticiel pour soutenir la lecture, l’analyse et l’écriture de textes argumentatifs

Alexandre Kalemjian, professeur au département de philosophie, prépare cette session un projet de recherche sur les difficultés de lecture, d’analyse et d’écriture des textes argumentatifs en philosophie.  Le projet vise le développement d’outils informatiques (didacticiel) de soutien à l’apprentissage.

Ce projet fera l’objet d’une demande de subvention dans le cadre du Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) du MELS  qui sera déposée en février prochain.

Les résultats de cette recherche intéresseront certainement les professeurs de philosophie du réseau, mais également ceux des disciplines qui exigent des étudiants la lecture, la compréhension et la rédaction de textes argumentatifs.  On mesure la pertinence de ce travail, notamment dans le contexte du nouveau devis ministériel de la formation générale et du plan de formation qui prévoient, en philosophie et en français notamment, des objectifs liés à l’utilisation des stratégies de révision.

Approche pédagogique pour l’enseignement des connaissances procédurales

Anic Sirard et Daniel Côté, professeurs respectivement en Techniques de réadaptation physique et en Techniques d’orthèses et de prothèses orthopédiques, travaillent conjointement à un projet de recherche portant sur les formules pédagogiques appropriées à l’enseignement des connaissances procédurales.  Cette recherche, amorcée à l’automne 2009, vise à améliorer l’apprentissage des connaissances procédurales par les étudiants des programmes de Techniques de réadaptation physique et de Techniques d’orthèses et de prothèses orthopédiques.  On cherche à favoriser une meilleure intégration et un meilleur transfert des apprentissages liés aux connaissances procédurales.

À terme, la recherche permettra le développement d’une approche concertée pour l’enseignement des connaissances procédurales, impliquant l’ensemble des intervenants (professeurs, techniciens et étudiants).  Il s’agira de construire de nouveaux outils ou d’adapter les outils existants pour l’enseignement des connaissances procédurales, de réorganiser l’enseignement et la supervision en laboratoire afin de permettre le développement d’une séquence d’apprentissage axée sur l’intégration des connaissances pratiques, ainsi que de former les étudiants et d’accompagner les professeurs à l’utilisation de la méthode et des outils conçus dans le cadre de cette approche pédagogique.

Par ailleurs, dans le cadre du Programme de collaboration universités-collèges du MELS, le Collège est engagé trois projets : en Techniques de diététique, en Arts plastiques et au Service d’aide à l’apprentissage. Voici un aperçu de ces projets.

Modèles de transfert des connaissances et de formation entre l’université et le milieu collégial

France St-Yves, coordonnatrice du département de Techniques de diététique participe à une recherche conjointement avec la professeure Monique Lacroix, du Laboratoire de recherche en sciences appliquées à l’alimentation (RESALA) de l’INRS-Institut Armand-Frappier.  Le projet vise à élaborer des modèles de transfert des connaissances entre l’université et le collégial, qui passent par un maillage plus serré et une meilleure synergie entre les deux ordres d’enseignement, dans la perspective de la formation de personnel technique qualifié, à l’affût des développements technologiques et des innovations, au service de l’industrie agroalimentaire.

Le projet s’articule autour de trois pivots :

  • la transmission des connaissances issues de la recherche fondamentale ou appliquée et des innovations réalisées à l’université vers les professeurs et les étudiants du niveau collégial, par leur intégration aux activités d’apprentissage des programmes de Techniques de diététique et de Gestion d’un établissement de restauration (GER) ;
  • le transfert des résultats de la recherche fondamentale ou appliquée et des innovations vers le marché du travail, selon les besoins des producteurs et des transformateurs alimentaires, par les étudiants stagiaires et par les diplômés ;
  • l’identification et la communication des besoins des producteurs et des transformateurs par les étudiants diplômés et les stagiaires formés au Collège ou à l’université qui œuvrent dans l’industrie agroalimentaire.

Par son positionnement privilégié à la fois près de la formation et du milieu agroalimentaire (par les étudiants en stage ou en emploi dans les différentes entreprises du milieu), le département de Techniques de diététique du Collège pourra contribuer à établir des canaux de communication structurels et permanents entre les besoins des producteurs et des transformateurs agroalimentaires et les connaissances issues de la recherche universitaire.

Un référentiel pour le développement et l’évaluation de la compétence à créer en arts plastiques au collège et à l’université

Serge Murphy, professeur en Arts plastiques au Collège, collabore avec Pierre Gosselin, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM et Sylvie Fortin, professeure en Danse également à l’UQAM, à une importante recherche portant sur le processus de création dans l’enseignement des arts, particulièrement en arts plastiques.

Les chercheurs constatent l’absence de repères explicites pour le développement et l’évaluation de la principale compétence attendue des étudiants en arts dans les collèges et les universités, c’est-à-dire la compétence à créer. Le flou dans lequel cette situation laisse l’enseignement des arts brise la synergie des formations en arts en enseignement supérieur.  L’objectif du projet est de développer un référentiel posant des repères explicites permettant de guider l’enseignement, l’apprentissage et l’évaluation de la compétence à créer au collégial et à l’université.

Construction d’un modèle pour l’intégration en enseignement supérieur d’étudiants en situation de handicap

Dominique Alarie, directrice adjointe à la Direction des affaires étudiantes et responsable du Service d’aide à l’apprentissage, participe, aux côtés de trois autres établissements d’enseignement à une importante recherche sur l’intégration aux études supérieures des étudiants en situation de handicap.  Le projet Interordres réunit, outre le Collège, le Cégep du Vieux-Montréal, l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal.

Ce projet propose l’élaboration d’un modèle visant l’intégration du cégep à l’université de populations d’étudiants en situation de handicap. Celles-ci sont composées d’étudiants ayant des troubles d’apprentissage (TA), des troubles de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), des troubles envahissants du développement (TED) ou des troubles graves de santé mentale (TGSM).

Pour ces étudiants, la transition entre le cégep et l’université représente un véritable défi. Jusqu’à maintenant, il existe peu de modèles structurants pour soutenir cette démarche.  Le projet Interordres vise à :

  • faciliter la transition du cégep à l’université pour ces clientèles dites « émergentes »;
  • identifier, harmoniser et consolider les meilleures pratiques en appui à leurs études;
  • développer le soutien pédagogique à l’intention des enseignants qui les intègrent dans leurs classes.

Ce projet permettra de renforcer les mesures d’accommodement et d’accompagnement des quatre établissements participants et permettra d’assurer dans le milieu universitaire la continuité des services offerts au collégial, ainsi que d’offrir du soutien pédagogique aux enseignants tant du cégep que de l’université.

Maryse Lachance, aide pédagogique individuelle et conseillère d’orientation, ainsi que Chantal Courtemanche et Isabelle Delage, orthopédagogues, participent aussi au projet, dans le cadre d’un comité de travail.

Une capsule vidéo illustre le projet Interordres.

En somme…

Il y a bien des manières de faire de la recherche et bien des types de recherche.  Qu’elle soit disciplinaire ou à caractère pédagogique, fondamentale ou appliquée, en équipe ou en solitaire, à l’interne ou en collaboration avec d’autres établissements d’enseignement supérieur, subventionnée par des organismes externes ou supportée par le Collège, la recherche collégiale est importante et a sa place dans les réseaux de la recherche québécois et canadiens.

Dans un prochain article, nous parlerons des principales sources de financement de la recherche au collégial.

Alors, avez-vous en tête des idées de sujets de recherche sur lesquels vous aimeriez travailler ?  Êtes-vous en lien avec des collègues du Collège, d’autres collèges ou de l’université avec lesquels vous pourriez faire équipe pour présenter et réaliser un projet ?  Souhaitez-vous discuter de la possibilité de présenter un projet ?  Venez m’en faire part.  Nous explorerons la faisabilité de votre projet et les différentes avenues possibles pour le réaliser.

Johanne Bergeron
Conseillère pédagogique

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